Vous vous préoccupez des questions reliées à la conciliation travail-famille? Je vous invite sur Mamamiiia! L'état de la mère ou la mère dans tous ses états. |
Je n'alimente plus mon blogue depuis un moment, mais vous pouvez consulter mes missives archivées. Je remercie toutes celles et tous ceux qui ont fait des pressions auprès des autorités. Qui sait, le projet de réforme de la ministre Carole Théberge portera peut-être fruit. Il ne reste qu'à attendre. D'ailleurs, je suis habituée d'attendre. Mon fils a maintenant 19 mois et nous n'avons toujours pas trouvé de place à 7$ dans un CPE (en installation). En attendant, nous déboursons 520$ par mois pour une garderie privée (où les services sont toutefois excellents!). L'accessibilité du réseau est un enjeu fondamental. Un réseau public de services de garde DOIT être accessible à tous... Merci! |
Le budget a, semble-t-il, épargné les Centres de la petite enfance, mais le personnel des CPE a de la difficulté à se faire entendre auprès du gouvernement Charest. La question de l'équité salariale traîne en longueur. Je déplore le manque d'écoute du gouvernement à leur égard, mais je suis choquée qu'un CPE de Beauport, La clé de sol, prenne en otage les enfants dont il a la responsabilité, en les privant de lait et de dessert pendant une journée. Certes, les chérubins ne s'en porteront pas plus mal, mais c'est une question de principe. À quoi pensiez-vous? Quand les parents d'un enfant se chicanent, l'entourage s'offusque que la progéniture fasse les frais du malentendu. Pourquoi serait-ce différent dans ce cas-ci? C'est dommage, car sur le fond, les dirigeants des CPE avaient raison de décrier les coupures probables alors envisagées par le gouvernement Charest. Brandissez vos pancartes, criez, hurlez, faites ce que vous voulez, mais ne prenez pas les enfants en otage, même si le geste en soit est anodin. C'est symbolique, voilà tout. En agissant de la sorte, vous ne faites que donner raison aux "anti-syndicaleux" et à tout ceux qui remettent en question l'existence même des CPE. Réf: Canoë |
D'après Radio-Canada, le gouvernement Charest envisage de soustraire 60 millions de dollars au réseau des garderies. Triste nouvelle... "Le Regroupement régional des centres de la petite enfance (CPE) dénonce les coupes de 60 millions de dollars que le gouvernement Charest envisage d'imposer au réseau des garderies. |
En juillet prochain, nous transporterons nos pénates en banlieue. Évidemment, nous avons fait le tour des CPE et notre fils est désormais inscrit sur toutes les listes d'attente. On nous a prévenu : il faut plus d'une année pour obtenir une place en installation. Avec un peu de chance, il se pourrait que nous obtenions une place en milieu familial d'ici six à huit mois. En attendant, nous avons trouvé une superbe garderie privée. Le tarif est de 25$ par jour. C'est un peu plus raisonnable que les 35$ que nous payons présentement. Nous sommes chanceux, car nous pouvons payer ce montant et nous n'avons qu'un seul enfant. Si nous en avions un deuxième, nous serions incapables de payer la garderie privée pour les deux. À 50$ par jour, il faudrait que l'un de nous cesse de travailler. Arrêter de travailler : il semble que ce soit la seule solution pour les parents qui ne peuvent se payer la garderie privée. Et généralement, c'est la maman qui délaisse ses activités professionnelles. Si elle a envie de le faire, c'est merveilleux pour elle. Mais si elle est soutien de famille, que fera-t-elle? Si deux salaires sont nécessaires pour payer le loyer, que fait-on? Je m'interroge... |
Hier, une dame m'a appelée pour m'offrir une place à 7 $ en milieu familial pour mon poupon. J'ai été obligée de la refuser, malgré la pénurie. Pourquoi? Sa garderie ferme à 17 h et mon type d'emploi ne me permet pas de quitter le bureau avant 17 h 30 ou 18 h. Je suis outrée du manque de souplesse du réseau des services de garde… Et je le suis doublement, car M. Claude Béchard, le ministre québécois de l’Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille, a déclaré qu'il n'avait pas l'intention d'utiliser les sommes du gouvernement fédéral pour consolider nos services de garde. Dans l’édition du 2 novembre de La Presse , on rapporte qu’il a plutôt l’intention d’investir ces sommes dans l'amélioration des services d’aide aux devoirs. Certes, le Québec a une longueur d'avance sur le reste du Canada en services de garde, mais faut-il pour autant s’imaginer qu’ils sont adéquats et ne nécessitent aucun financement supplémentaire? Notre réseau permet-il vraiment de répondre tant bien que mal aux besoins de tous les parents? Horaires plus souples Il existe peut-être un noyau de pères et de mères qui peuvent négocier un horaire de travail de 8 h à 16 h avec leur employeur. Mais qu'avons-nous à offrir à tous ces autres parents qui ont un horaire de travail " atypique ", ou tout simplement moins souple que les autres? Nos employeurs seront-ils tous d'accord pour réduire ou adapter nos heures de travail? La " conciliation travail-famille " du ministre Béchard me fait sourire. On peut louer, certes, son effort de sensibilisation des employeurs à l'assouplissement des horaires de travail, mais à quoi bon si notre employeur ne veut rien entendre? Dans ce cas, pourquoi la garderie ne pourrait-elle pas nous faciliter la vie? Et les poupons? Et il n’y a pas que le manque de souplesse des horaires des garderies qui fait défaut dans le réseau : quand ce dernier pourra-t-il garantir des places à 7$ pour tous les enfants de moins de 18 mois? Quand les interminables listes d’attente des Centres de la petite enfance (CPE) seront-elles éliminées? L’argent du gouvernement fédéral pourrait-il nous aider à résoudre ces problèmes? Et pourquoi ne pas créer un mécanisme pour " gérer " les places disponibles et les besoins des parents? À l’heure actuelle, chaque garderie en milieu familial, chaque CPE, chaque garderie privée a sa propre liste d’attente et gère individuellement son offre de service selon la demande. Mais comme aucun mécanisme ne contrôle la distribution des places selon les besoins des parents, la recherche d’une place en garderie devient une épreuve stressante et, souvent, très décevante. Les parents finissent peut-être par obtenir une de ces fameuses " places " à 7$, mais pas forcément dans une garderie qui répond à leurs besoins. " Racolage " au parc? M. Béchard, saviez-vous qu’il n’existe même pas de répertoire des services de garde en milieu familial? Comment alors s’y retrouver? Un directeur de CPE m’a suggéré de promener mon bébé au parc pour y rencontrer des responsables de garderies en milieu familial… C’est ce que vous appelez un système, vous? Je n’ai pas envie de faire du " racolage " au parc! Vous pourriez utiliser l’argent du gouvernement fédéral à d’autres fins si tous les parents du Québec pouvaient obtenir une place à 7$ au moment désiré, dans une garderie de leur choix, à proximité du domicile ou du lieu de travail. Vous pourriez investir cet argent ailleurs, s’il y avait suffisamment de places subventionnées pour les enfants de moins de 18 mois dans les CPE et en milieu familial. Vous pourriez faire ce que vous voulez avec cet argent si notre réseau de services de garde pouvait facilement répondre aux besoins des enfants qui ont des handicaps ou d’autres besoins particuliers. Mais ce n’est pas le cas. Cessez donc de vous gargariser avec l’idée que notre réseau de services de garde sort de l’ordinaire et saisissez donc l’occasion d'en parfaire l’offre. Et cette fois, agissez donc dans l’intérêt des parents plutôt que de vous tirailler avec le gouvernement fédéral. |
En cette belle journée de septembre, j'ai fait un petit détour par le Centre de la petite enfance Chez-vous Chez-nous, dans l’arrondissement Villeray. Son directeur, M. Éric Guindon, m'a expliqué qu'il n'y aurait pas de nouvelles places pour les poupons avant longtemps, car le financement d’installations adaptées pour cette clientèle est insuffisant. Il ne pouvait donc pas demander des places supplémentaires pour les enfants de moins de dix-huit mois. Je me suis donc tournée vers la candidate libérale de Laurier-Dorion, Mme Voula Neofotistos à qui j’ai demandé ce qu'elle pensait de cette situation. À son avis, la demande doit venir du milieu, c’est-à-dire, des responsables des services de garde. Si ces derniers ne sollicitent pas un nombre accru de places pour les poupons en raison du financement insuffisant, le ministère ne pourra répondre à la demande. L’œuf ou la poule? Si les responsables des CPE ne réquisitionnent pas des places pour les poupons, comment le ministère parviendra-t-il à répondre à la demande? Les uns renvoient la balle aux autres… Places à 7$ pour poupons refusées! Au MESSF, Mme Louise Comeau, conseillère au développement des services de garde pour la région de Montréal, m’a expliqué pourquoi. D’abord, j'ai appris que l’arrondissement Villeray, malgré sa pénurie de places à 7$, était moins dépourvu que d'autres arrondissements de Montréal à ce chapitre. Conséquemment, dans Villeray, une seule garderie pouvait recevoir des places à contribution réduite pour poupons. Et pour ça, il fallait qu’elle soit déjà en activité. Ainsi, des " places à 25$ " actuelles ont été converties en " places à 7$ ". La responsable de la garderie Les petits pas, s'est vue refuser les places subventionnées, car ses installations n'étaient pas prêtes au moment de sa demande. Cette conversion a donc bien servi les parents déjà clients de la garderie en question, mais non les nouveaux venus dans le réseau. Intervention politique nécessaire Mais il ne faut pas oublier que ces derniers n’en font pas la demande, faute de financement adéquat. Ces places coûtent plus cher : des installations particulières doivent être mises en place et le nombre de poupons par éducatrice est moins élevé. Aussi, dans une pouponnière, une éducatrice a sous sa responsabilité un maximum de cinq enfants. Une éducatrice régulière en a droit à huit. Pourtant, selon le directeur du CPE Chez-vous Chez-nous, les places pour poupons reçoivent le même financement que les places pour les enfants plus âgés. Il y a donc un manque à gagner important qui n’incite pas les CPE à offrir ce service. Dès lors, de nombreux CPE ouvrent leurs portent seulement qu’aux enfants âgés de plus de deux ans. La situation est similaire en milieu familial. Cul-de-sac? Le Ministère doit-il légiférer pour obliger la création de places pour poupons? Doit-il mettre de l'avant des incitatifs financiers pour répondre aux besoins de cette clientèle? Puisque le congé parental est de tout au plus douze mois, la politique des services de garde ne devrait-elle pas être harmonisée avec cette réalité? Si j'ai bien compris, seule une intervention politique pourra améliorer la situation. Bonne journée! ***Vous pouvez ajouter vos commentaires en cliquant sur le lien COMMENTAIRES ci-dessous, merci *** |
Bonjour, bonne rentrée! Après la naissance de mon fils, j'ai dépensé beaucoup, voire trop, d'énergie pour la cause des garderies. Épuisée, j'ai pris des vacances et elles m'ont été grandement bénéfiques. J'ai pleinement profité de l'été avec mon poupon. Vers le milieu du mois d'août, une publicité publiée dans le Progrès Villeray annonçait des places pour les poupons. En quatrième vitesse, j'ai téléphoné. La garderie Les petits pas offrait bel et bien des places pour les poupons, et ce dès septembre. Encore mieux, la responsable était d'accord pour accepter mon fils à temps partiel durant l'automne et lui garantir une place à plein temps à partir de janvier. Le prix? Trente-cinq dollars par jour. Si vous faites un calcul rapide, c'est 700$ dollars par mois, soit 8 400$ par année. Le montant à payer est cinq fois plus élevé que si nous avions obtenu une place subventionnée. Bien que nous recevrons une compensation fiscale, il nous faut quand même avancer la somme, et en argent comptant, s'il-vous-plaît. L'établissement n'offre pas d'autres modes de paiement. J'ai été obligée d'accepter...pas le choix. Mais je cherche encore une place moins dispendieuse pour l'hiver... Pourquoi mon fils n'a-t-il pas droit à une place à 7$? La réponse de Carole Théberge - patience jusqu'en mars 2006 La disponibilité des places destinées aux poupons est une priorité du gouvernement du Québec, me dit-elle. Le gouvernement aurait donné la priorité aux projets de développement prévoyant des places pour les poupons. Mais ces places ne seront pas créées avant la fin de la mise en place du réseau soit, en mars 2006. Elle me rappelle que 22 000 places à contribution réduite seront ajoutées aux services existants d'ici mars 2006, date à laquelle le réseau sera complété. Selon ses dires, une nouvelle enquête destinée à mesurer les changements démographiques, les préférences des parents ainsi que le découpage par classes d'âge des enfants sera menée à l'automne 2004. Néanmoins, elle me rappelle que, peu importe les besoins, le développement des services de garde sera effectué en fonction du "cadre financier de la politique familiale et le rythme de développement que peu assumer le réseau". Mme Théberge, la candidate libérale dans Laurier-Dorion, Voula Neofotistos, soutient que 186 places en garderies ont été créés l’an dernier et que 154 sont en cours de création. Parmi les 154 nouvelles places, combien sont-elles destinées aux poupons et combien sont-elles à contribution réduite? La gestion des listes d’attente M. le sous-ministre, si un parent a de bonnes raisons de croire que la priorité de la liste d'attente n'a pas été respectée, à qui doit-il se plaindre? Une honnête dame qui tient un service de garde à domicile avec des places à 7$, m'avouait qu'elle avait refusé un enfant qui ne lui plaisait pas. Quels moyens les parents ont-ils de protéger leur enfant de discrimination? Élections partielles dans Laurier-Dorion |
Sur Radio-Canada.ca : "Le gouvernement Charest réduit le budget de 2,6 %, soit des compressions équivalentes à celles de 2003. La décision sème l'inquiétude chez les deux associations représentant les services de garde." http://radio-canada.ca/nouvelles/Index/nouvelles/200407/03/005-Garderies-Compressions.shtml Je n'ai qu'un seul commentaire : c'est quoi le gag? Mme Théberge, que se passe-t-il chez vous? Avez-vous perdu le nord? Est-ce la raison de votre silence? Si vous n'avez rien répondu à nos missives depuis le mois d'avril, ce doit être parce que vous n'avez rien de bon à nous dire. Vous allez certainement nous fabriquer une réponse qui ne veut rien dire grâce à vos relationnistes expérimentés. Pourquoi des compressions en ce domaine? Coût-donc, Bunker, le Cirque, ça vous dit quelque chose? Bonne journée! |
Bonjour, Il y a quelques semaines, avec la collaboration d'autres parents, une lettre ouverte à l'intention de la ministre Théberge a été envoyée à La Presse et au Devoir. Plus de 25 parents ont signé cette lettre, mais elle n'a jamais été publiée. J'imagine que le sujet des garderies n'est plus d'intérêt. Malheureusement, personne ne semble réaliser que la politique ne se résume pas à quelques discours vides de sens, à des discours préfabriqués par des agents de relations publiques obsédés par le pouvoir de l'image. Bref, en attendant, voici la fameuse lettre. Une copie de cette lettre a été envoyée à la ministre déléguée à la famille, Carole Théberge, à M. Claude Béchard, le ministre responsable du ministère de l'Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille ainsi qu'à M. Jonathan Valois, le porte-parole de l'opposition en matière de famille et de conciliation travail-famille. Bonne Saint-Jean! ----- Original Message ----- From: To: ministre@messf.gouv.qc.ca ; jvalois@assnat.qc.ca ; Carole Théberge Cc: Sent: Thursday, June 24, 2004 2:07 PM Subject: Fw: lettres : Garderies : un Québec fou de ses enfants? Mme Carole Théberge, ministre délégué à la famille M. Claude Béchard, ministre de l'Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille Nous sommes plus d'une vingtaine de parents qui souhaitons réagir au désaveu de la ministre déléguée à la famille, Mme Carole Théberge, vis-à-vis de l'enquête sur la qualité des services de garde, « Grandir en qualité » (voir : http://ledevoir.com/2004/06/04/56165.html - 4 juin 2004). Ci-jointe, une lettre à laquelle nous souhaitons vivement obtenir des réponses avant la fin de l'été! Cette lettre sera publiée intégralement à l'adresse suivante : http://garderies.monblogue.com CC: Jonathan Valois, porte-parole de l'opposition officielle en matière de famille et enfance et de conciliation famille-travail ____________________________________________________________________________ Montréal, 14 juin 2004 Garderies : un Québec fou de ses enfants? L’étude de l’Institut de la statistique du Québec sur la qualité des services de garde a fait dresser les cheveux sur la tête de plus d’un parent dans la province. Selon le rapport de cette étude, " Grandir en qualité ", la qualité des services offerts dans l’ensemble du réseau québécois de garderies est " passable ". Quelques exemples : dans les garderies privées, parmi les groupes d’âges des 18 mois-5 ans, quatre enfants sur dix fréquentent un établissement dont la qualité d'ensemble " ne correspond pas aux principes du programme éducatif ". Dans le réseau public, et pour le même groupe d’âge, sept enfants sur dix se retrouvent dans un environnement " où on relève la présence d'un ou plusieurs éléments pouvant mettre en cause leur sécurité ". À la qualité déficiente des services de garde s’ajoute une liste de symptômes qui témoignent de la désorganisation actuelle de tout le réseau. Ces lacunes ne sont pas nouvelles : elles ont toutes déjà été identifiées lors des consultations publiques sur le financement et le développement des services de garde, consultations qui se sont tenues en 2003. Parmi les failles les plus flagrantes, notons le manque de transparence dans la gestion des listes d'attente, l’attribution aléatoire des places à 7$ et l’interminable attente pour en obtenir une, le manque de places pour les enfants de moins de 18 mois, la difficulté d’obtenir une place en garderie après le mois de septembre, etc. Ce n’est que le reflet d'un malaise beaucoup plus profond. Ce chaos démontre à quel point ce " système " souffre d’une absence de vision. Aussi ne doit-on pas se surprendre que la qualité des services de garde dans leur ensemble s’en trouve profondément affectée. Mais face à cette situation, la ministre de l’Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille, Mme Carole Théberge s’empresse de dévoiler son plan d'action d'amélioration de la qualité des services sans tenir compte des résultats de cette enquête. Pourtant, à l’occasion d’une entrevue au Téléjournal de Radio-Canada le 6 octobre 2003, Mme Théberge affirmait que l’étude " Grandir en qualité " allait " offrir plusieurs pistes de solutions " pour hausser la qualité du réseau. Pourquoi cette volte-face, Mme Théberge? Aimons-nous nos enfants? Comment diable, nous, les parents pouvons-nous laisser nos élus disposer de ce dossier avec si peu de sérieux? Comment pouvons-nous accepter, tête baissée, les petites misères de ce système? Comment pouvez-vous vous assurer que les services offerts dans votre CPE ou votre garderie privée sont adéquats? Votre enfant vous dira-t-il que les jouets sont malpropres ou que l'éducatrice ne s'est pas lavé les mains pendant la journée? Et si vous êtes insatisfait, quels sont vos recours? Croyez-vous pouvoir changer votre enfant de CPE ou de garderie du jour au lendemain? Il est plus que temps de se ressaisir et d'exiger de nos élus un plus grand respect de nos préoccupations. Et dans ce cas-ci, nous devons exiger d'eux tout l'amour et le respect qui revient à nos joyeuses petites frimousses. Qu'attendons-nous de nos services de garde? Nous désirons un système fiable en tout point. Nous voulons la certitude d'obtenir une place pour nos enfants quand nous en avons besoin. Nous voulons être en mesure de choisir l'établissement et obtenir la garantie qu'il réponde à des normes strictes, que ses éducatrices soient adéquatement formées, que les règles d'hygiène et de sécurité y soient respectées à la lettre et que l'établissement propose un programme éducatif stimulant. Qui plus est, ce service se trouvera à proximité de notre domicile ou de notre lieu de travail, selon notre convenance. Si nous avons plus d'un enfant, ils pourront tous deux fréquenter le même service de garde et si le plus jeune est un poupon, il n'aura pas à attendre l’âge de 18 mois pour accéder à la garderie. Et si nous déménageons, nous serons assurés de trouver une place pour nos petits dans la nouvelle municipalité, à la date voulue. Et ce réseau sera soutenu par l'ensemble des contribuables. Est-ce une utopie? Pouvons-nous espérer que les services de garde éducatifs et de qualité soient désormais considérés comme une nécessité de premier ordre au Québec? N’oublions pas que nous parlons du sort de nos enfants. Les aimons-nous assez pour se donner la peine d’élaborer des services de garde adaptés à nos réalités, qui répondent à des normes de sécurité contrôlées? Le Québec est-il suffisamment fou de ses enfants pour offrir des services qui leur permettront de s’épanouir et qui éviteront à leurs parents un monumental casse-tête?
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Bonsoir! Que s'est-il passé au cours des deux dernières semaines? Avec deux autres mères, j'ai rédigé une lettre destinée aux médias qui a été co-signée par plus d'une vingtaine d'autres parents et citoyens. La lettre n'a pas encore été publiée dans les journaux, mais nous espérons qu'elle le sera. Sinon, elle sera publiée dans ce carnet. Comme je vous le disais mon député, Christos Sirros, a annoncé sa démission. J'ai donc été forcée de changer de stratégie. J'ai écrit à Jonathan Valois, le porte-parole officiel en matière de famille au Parti Québécois. Pas de nouvelles de sa part. Et que dire de Mme Théberge, la ministre déléguée à la famille? C'est le calme plat. Pas de nouvelle non plus. Au cours du débat d'hier et de lundi, j'ai été un peu vexée d'entendre M. Martin proposer de créer un réseau de garderies pan-canadien en suivant l'exemple du Québec. Oui, nous avons un réseau de garderies, mais tous les politiciens et même certains parents, se refusent à constater qu'il doit être grandement amélioré. J'ai été choquée qu'on fasse croire à tous les Canadiens que notre système est le meilleur. Imaginez le bordel si on créé un réseau de garderies dans le reste du Canada en suivant le modèle du réseau québécois des services de garde! Pour ce soir, je n'ai rien d'autre à ajouter sinon que je commence à ressentir de l'amertume devant le peu d'intérêt que suscite la question des services de garde. Si rien ne bouge, c'est peut-être parce qu'un trop grand nombre de parents se font complices du système. Je commence à me poser de sérieuses questions... |
Dans le Devoir d'aujourd'hui : "Le ministre de l'Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille, Claude Béchard, a cependant noté que les fonds ne serviraient pas à financer le développement du réseau de services de garde, rappelant que l'atteinte de l'objectif de 200 000 places est déjà assurée d'ici 2006. «On ne peut pas réinvestir dans les services de garde. Il n'y a pas d'étiquette sur cet argent-là et ce n'est pas notre intention de mettre des étiquettes dessus aujourd'hui», a-t-il dit." http://www.ledevoir.com/2004/06/04/56166.html M. Béchard, vivez-vous sur la même planète que nous? Pourquoi cet argent n'irait-il pas à consolider notre réseau de services de garde? Cet argent pourrait notamment servir à élaborer un système de gestion informatisé des listes d'attente? Il pourrait servir à la formation des éducatrices? Cet argent pourrait servir à mettre de l'ordre dans le dossier. |
Bonjour, Un petit mot rapide : la maman des jumelles dont je vous parlais (6 mai) a finalement eu la confirmation que ses filles étaient inscrites dans un CPE pour septembre. J'aimerais féliciter Mme la ministre pour la rapidité du service : elles n'ont attendu que 22 mois! Bonne journée! |
Bonsoir! Pour ceux et celles qui n'ont pu suivre l'actualité, en voici un résumé : Mon député, Christos Sirros, démissionne Dommage, il faudra recommencer nos démarches. Par contre, cela nous donnera l'occasion de faire du dossier des garderies dans Villeray un enjeu à l'occasion des élections complémentaires. Je vous souhaite donc bonne chance dans vos projets, M. Sirros! Cyberpresse : Christos Sirros démissionne Carole Théberge, ministre déléguée à la famille, désavoue les conclusions de l'étude "Grandir en qualité" L'étude révèle que la qualité dans l'ensemble du réseau des services de garde est "passable". Voici, quelques-uns des faits saillants: - Quatre enfants sur 10, de 18 mois à cinq ans, fréquentent un établissement privé dont la qualité "ne correspond pas aux principes du programme éducatif". - Dans le réseau public, et pour le même groupe d'âge, sept enfant sur dix se retrouvent dans un environnement "où on relève la présence d'un ou plusieurs éléments pouvant mettre en cause leur sécurité". - 25 % des enfants fréquentent un CPE qui obtient une note " passable ". - De tous les enfants en CPE, 13 % sont dans un établissement où la qualité du matériel offert est jugée " très faible ou médiocre ". - Les CPE en milieu familial s'en tirent bien en général, avec une note " moyen-élevé ", sauf en ce qui a trait à la structuration des lieux, qui ne tient pas toujours compte des besoins des enfants; - Dans tous les types d'établissements, on a déploré le manque d'attention porté par les éducatrices à l'hygiène. On leur reproche de ne pas se laver les mains assez fréquemment, source possible de propagation de microbes et de maladies Le plan d'action de Mme Théberge Malgré ces constatations alarmantes, et les coûts imposants de cette étude, Mme Théberge a décidé de désavouer l'enquête. Elle prétend que ces lacunes ont déjà été corrigées. De plus, elle a présenté, vendredi le 28 mai, un plan d'action visant l'amélioration des services de garde, mais qui ne tient pas compte du rapport "Grandir en qualité". Intitulé le Plan d'amélioration continue de la qualité en service de garde, il vise essentiellement à établir un "engagement-qualité" entre le ministère et les responsables des services de garde et la mise en place d’un processus d’amélioration continue des services. Le rapport précise que, " les conseils d’administration des centres de la petite enfance, les comités de parents des garderies, les gestionnaires des installations, les propriétaires de garderies et les responsables de services de garde en milieu familial ont la responsabilité de se tenir informés des normes et des règles du Ministère ". Mais Mme Théberge, à qui d'autre la responsabilité devrait-elle revenir? N'est-ce pas leur rôle de facto? De plus, le ministère s’attend à ce que les parents fassent preuve de vigilance à l’égard des services promulgués dans les établissements. Le ministère n’exclut pas la mise en place de sanctions en cas de non-respect des règles et normes de qualité, mais il favorise une approche éducative envers les établissements fautifs. En termes plus concrets, voici les mesures pour assurer la qualité des services de garde : -Tous les services doivent recevoir au moins une visite d’inspection au cours de la période de validité de leur permis (trois ans). Par ailleurs, il est précisé en petits caractères, que les inspecteurs ne se rendent pas dans les résidences des responsables des services de garde en milieu familial. -Un inspecteur doit visiter l'établissement dans les six mois après la délivrance d'un nouveau permis et six mois avant son renouvellement; -L’inspecteur doit visiter les lieux en cas de plainte. -Le Service des plaintes traite les requêtes urgentes, c’est-à-dire celles qui portent sur une situation qui peut compromettre la santé ou la sécurité des enfants et qui exigent une intervention immédiate ou dans les 24 heures. Ce que j'en pense, Mme Théberge Aussi dans votre rapport, vous précisez que les inspecteurs ne se rendent pas dans les résidences des responsables de services de garde en milieu familial. N’est-ce pas précisément dans ces lieux qu’il faudrait porter une attention particulière? Enfin, Mme Théberge, en désavouant le rapport de l’enquête menée par l’Institut de la statistique, vous donner une bien piètre impression aux parents. Même si l’enquête a été commandée par le gouvernement précédent, ne devriez-vous pas vous en préoccuper? Votre attitude me déçoit terriblement. En espérant avoir de vos nouvelles, Mme Théberge. À ce sujet, voir : Des "parkings à bébés" qui ne sont jamais contraints de fermer LCN : Les garderies privées montrées du doigt Radio-Canada : Sévère critique des garderies au Québec Paul Martin fait des promesses C’est très bien de créer des " places ", mais nos enfants méritent que nous parlions aussi de la gestion des services de garde. À quand un réseau de services de garde équitable, fiable et accessible pour TOUS les enfants? À ce sujet : Radio-Canada :Garderies: Québec applaudit l'annonce libérale Ah oui, en passant, saviez-vous que c’est la Semaine des services de garde? On en reparlera ;-) Bonne nuit ! |
Bonsoir,
Et oui, je continue mes démarches afin de dénoncer l'organisation de nos services de garde que nous pouvons difficilement qualifier de "système".
Le problème dépasse largement le manque de "places à 7$", et j'espère que nos élus en prendront conscience.
Il y a quelques semaines, j'ai envoyé une lettre à mon député, Christos Sirros, afin de dénoncer la situation. J'ai aussi envoyé ma lettre à Mme Théberge, la ministre déléguée à la famille ainsi qu'au bureau du premier ministre.
L'attachée politique du premier ministre a accusé réception de ma lettre, mais je crois que le message n'a pas été clairement entendu. Je vous laisse prendre connaissance de sa réponse et de la mienne.
Entre temps, une rencontre est prévue avec mon député le 31 mai prochain et j'attends avec impatience la réponse de Mme Théberge.
À bientôt!
----- Original Message -----
To: commentairesPM
Sent: Tuesday, May 25, 2004 11:58 PM
Subject: Re: Réponse du premier ministre À l'attention du premier ministre,
Madame Mercier,
Je vous remercie d'accuser réception de ma lettre. J'aimerais toutefois porter à votre attention que celle-ci ne concernait pas que le manque de places à 7$ dans les garderies.
Par cette lettre, je désirais notamment porter à votre attention :
La problématique des services de gardes dépasse la seule difficulté de trouver une "place à 7$".
Nous ne pouvons pas qualifier l'organisation des services de garde de "système". Pour être efficaces, les services de garde devraient être accessibles aux parents au moment où ils en ont besoin, au rythme où ils en ont besoin et dans le secteur où ils habitent ou travaillent. Et surtout, les parents devraient avoir le choix des services proposés.
En espérant que ces propos seront sérieusement pris en considération.
c. c. Mme Carole Théberge, ministre, M. Christos Sirros, député
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Bonsoir, Vous avez été nombreuses à me demander pourquoi je n'avais rien écrit depuis le 13 mai dernier. J'ai pris quelques jours de repos afin de me consacrer à mes "tâches de maman":-) Voici les grandes lignes de mes démarches et je vous reviendrai plus tard cette semaine avec de nouvelles informations :
Alors, on continue! Je continue de vous encourager à écrire à votre député et à la ministre Théberge pour leur expliquer votre situation. Merci et bonne nuit! |
Bon matin! Avant-hier, je vous parlais de cette jeune dame de Côte-Saint-Luc qui avait décidé elle aussi d'écrire à son député, M. Yves Séguin. Chose dite, chose faite! Je vous laisse déguster cette lettre qui m'a tiré de grands éclats de rire de satisfaction : À l'attention de : Madame, Monsieur, Vous n'êtes pas sans savoir que, du 10 au 16 mai 2004, se tient la Semaine québécoise de la famille, qui a comme joli slogan "Ici on a l'esprit de famille"... et bien laissez-moi vous dire que l'esprit de famille, ça commence par prendre soin de nos enfants en leur offrant des services de garde ! Depuis, j'appelle régulièrement pour voir l'avancée de mon dossier mais on me dit partout qu'il faudra attendre encore un an sans doute... le problème: pas assez de places pour les poupons, ces enfants de moins de 18 mois. Or le système est ainsi fait que les femmes n'ont droit qu'à 12 mois de congé de maternité... alors dites-moi... que suis-je supposée faire pendant mes premiers 6 mois de retour au travail? Aménager un espace jeu pour ma fille dans mon bureau du centre-ville? Laisser ma fille seule à la maison avec une boite de couches et la télé allumée? Je n'ai qu'un mot devant cette situation: ri-di-cu-le! Je vous mets au défi de trouver une place en garderie pour ma fille pour le mois d'août qui vient. Vous êtes mieux de travailler fort sur vos recherches car vous pourriez avoir l'agréable surprise de la retrouver sur le pas de la porte de votre bureau de comté, M. Séguin, le premier jour de ma rentrée au travail! Savez-vous changer des couches? Julie P. *** Faites garder votre poupon par le député! J'aimerais, encore une fois, encourager toutes les mamans qui se trouvent dans cette situation à écrire à leur député et à Mme Théberge. En groupe, on risque de se faire entendre! *** Remerciements *** |
Bonjour! J'ai reçu, ce matin, le témoignage d'une maman de Côte-des-Neiges, à Montréal, dont la petite fille est âgée de neuf mois. Elle a commencé à faire des appels pour inscrire sa fille à la garderie alors qu'elle était enceinte de deux mois. À plusieurs endroits, me raconte-t-elle, on lui a dit qu'elle s'y prenait beaucoup trop tard si elle souhaitait obtenir une place quand sa fille aurait un an! Elle a poursuivi ses démarches et a constaté elle aussi que les places pour poupons étaient grandement convoitées. Plusieurs mois se sont écoulés, et les responsables des services de garde ont continué de lui répéter que l'attente était toujours d'un an. Cherchez l'erreur! Finalement, on vient de lui assurer une place à 35 $ par jour, dans une garderie privée située dans un quartier voisin, à 20 minutes en voiture! RI-DI-CU-LE, comme vous le dites si bien, Madame! Cette dame m'informait ce matin qu'elle allait, elle aussi, écrire à son député (Yves Séguin). Je l'encourage également à envoyer sa lettre à Mme Carole Théberge. Bravo! Plus on sera nombreuses à le faire, plus on sera écoutées! Je vous encourage aussi à écrire à votre député ainsi qu'à Mme Théberge. Voici les coordonnées de la ministre : http://www.assnat.qc.ca/fra/Membres/notices/t-u/thec1.shtml Bonne journée! |
Bonjour! Tout d'abord, j'aimerais souhaiter une bonne fête des mères en retard à toutes celles qui me lisent! Deuxièmement, j'aimerais remercier les femmes de la clinique d'allaitement du CLSC Villeray pour leurs encouragements et leurs précieux témoignages. *** Ce matin, j'ai téléphoné au bureau de mon député, M. Christos Sirros, pour faire le suivi sur le dossier des garderies. Son attaché, M. Kritsidimas, tentera de m'organiser une petite rencontre avec lui, possiblement le 31 mai. Il m'a aussi assuré qu'il allait téléphoner au bureau de Mme Théberge afin de vérifier si une rencontre avec la ministre pourrait avoir lieu prochainement. On fait des progrès! M. Kritsidimas m'a réaffirmé que le bureau du député n'était pas au courant du manque de places pour les poupons dans le quartier... *** En attendant, je vous informe qu'une dame m'a appelée en fin de semaine pour m'offrir une place à 7 $ en milieu familial (écrivez-moi si vous désirez obtenir ses coordonnées). Malheureusement, mon bébé n'a que 2 mois et demi et je n'ai pas l'intention de l'y envoyer maintenant! M. Kritsidimas trouvait que c'était là la preuve de l'efficacité de notre système. Je crois qu'il s'agit plutôt d'un manque de coordination entre l'offre et la demande. Comment puis-je être assurée que j'aurai une place en décembre ou en janvier prochain, lorsque j'en aurai vraiment besoin?
Bonne journée! |